







Son travail ne se limite pas à représenter l’animal. Il cherche à restituer une expérience, un moment de tension silencieuse, d’intimité entre deux formes de conscience. Ce qui l'intéresse n’est pas l’image parfaite, mais l’instant réel, vécu, qui précède l’œuvre. L’animal n’est donc pas un sujet “à distance” mais un co-présent, un être avec lequel il s’agit de composer — dans tous les sens du terme. Une peinture située, incarnée, engagée. Loin d’un atelier clos sur lui-même, la peinture de Lise naît du dehors : dans la forêt, sur la steppe, dans la neige, au bord d’un fleuve, auprès des soigneurs ou des naturalistes. Cette pratique du terrain, cette immersion physique, fait écho à des approches contemporaines comme celle des artistes-marcheurs, des artistes-chercheurs ou de ceux qui travaillent en résidence écologique.
Elle s’inscrit ainsi dans une esthétique de la lenteur, du déplacement, de la construction de la rencontre — à contre-courant du flux numérique d’images animales souvent détachées de toute réalité vécue.
Peindre l’émotion d’un regard,
révéler la magie d’une rencontre.
Lise Vurpillot est une artiste peintre contemporaine qui saisit la magie d’un regard, d’un instant suspendu entre l’humain et l’animal.
Ses portraits naissent sur le terrain, dans l’attente patiente d’une rencontre réelle. Puis, en atelier, elle en restitue l’émotion profonde à travers une peinture sensible, entre justesse anatomique et éclats de couleur.
Son art, à la fois engagé et poétique, explore le vivant non pas comme sujet, mais comme un ensemble.
Chaque toile devient un dialogue silencieux, une célébration du lien entre espèces.